
?Alors, par la volonté du peuple, furent érigés tant de monuments, tant de beaux sanctuaires, tant de chefs-d'œuvre dont ils sont ornés, si magnifiques qu'ils n'ont laissé à personne la possibilité de les surpasser !?.
Cet éloge du siècle de Périclès par Démosthène en 349 dans sa troisième Olynthienne (in Démosthène, Harangues, tome I, traduit par Maurice Croiset, Les Belles-Lettres, Paris, 1976), résume à lui seul l'ampleur de l'œuvre du stratège pour l'embellissement de la ville. Athènes allait alors jouir d'un incontestable rayonnement dans tous les domaines. La politique de grands travaux qu'il avait menée était d'autant plus importante qu'elle s'inscrivait dans un contexte politique et social bien particulier. Dans cette évocation de Périclès et l'art athénien, nous allons comprendre que la politique et les considérations artistiques étaient étroitement liées.
Auteur : BENABDERRAHMANE Hakima
Magazine : Histoire antique n° 21 Page : 32-37
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